Éclats de vie sur fond de pellicule


En ce premier mois où nos pieds sont plus fermement posés dans le printemps, la pluie qui aidera bientôt aux tulipes à naître se révèle la meilleure alliée du cinéma. Chanceux, le FCMS bat présentement son plein et se terminera à La Maison du cinéma par le couronnement des gagnants des Prix Cercle d’or (volets courts-métrages estriens et films internationaux), dimanche prochain, le 9 avril à 19 h. À vos parapluies!

Je suis allée voir défiler le gratin de Sherbrooke à la soirée de lancement du FCMS qui avait lieu au Siboire Dépôt, mardi dernier. J’étais bien entourée (et je ne parle pas seulement du fait que j’étais adossée aux nombreux et moelleux manteaux!), l’endroit était bondé. J’ai d’abord été accueillie par l’illustre Pierre Lebeau, entre autres, qui prenait une bouffée d’air frais devant la « fausse entrée » du restaurant. Wow! Pierre Lebeau qui aime prendre l’air! Il est comme nous, au fond…

Même si j’ai dû rebrousser chemin pour emprunter l’entrée officielle de l’établissement, j’ai bien souri en voyant le président du jury du volet international en personne, surtout qu’il était vêtu d’une pièce d’anthologie : un manteau de cuir de Matroni et moi.

17834264_1918337941729202_2255996089980176902_o(Crédit photo: FCMS)

Après le coup d’envoi au Siboire, nous avons joyeusement traversé la rue vers La Maison du Cinéma, cheveux frisant sous les gouttelettes généreusement offertes par Dame Nature, afin de passer par le tapis rouge et d’aller assister au film de Grand Corps Malade et Medhi Idir : Patients. Je me suis laissée prendre au jeu de la starlette en posant pour les paparazzis sous les flashs qui fusaient de toutes parts. L’ambiance était délicieuse, tout comme le maïs soufflé au beurre qui fut mon souper. Avec leurs sourires de vedette, tous se frayaient un chemin vers la grande salle numéro 12 et une autre salle qui a dû être ouverte pour accueillir un plus grand nombre que prévu de curieux. Le film, en première canadienne, nous a fait rire et pleurer. C’est un peu cliché à dire, mais ça demeure vrai. On s’installe toujours avec l’envie de se laisser transporter vers un ailleurs et l’on en ressort, au même endroit, quelque peu changé. Le cinéma, ça a tendance à faire ça. Et c’est parfait ainsi.

Mercredi, j’ai repris mon parapluie et suis allée m’installer devant les courts-métrages de réalisateurs de la région et d’ailleurs. J’ai mis mon cerveau en mode découverte et j’ai plongé les yeux dans tous ces éclats de vie. C’était beau! C’était étrange! C’était tout ce que doivent être des courts-métrages, à mon avis. La session de visionnement était suivie d’une période de questions conviviale avec les réalisateurs des films en lice pour le prix Cercle d’or de ce volet. Au FCMS, il y a cette proximité avec les artisans qui rendent vraiment une âme à toutes ces belles histoires. Comprendre les motivations de chacun, voir les gens derrière la caméra, derrière les idées, ça n’enlève pas la magie, au contraire… ça la ravive!

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